Communiqué
Isranet
Volume VIII, Numéro
393 • vendedi le 26 juin 2009
Un service de l’I.C.R.J.
l ’Institut canadien de recherches sur le Judaïsme
Prof. Frederick Krantz,
Directeur

Qui
devons-nous croire ?
Wafa Sultan
www.terredisrael.com, 17 juin 2009
Après
le discours du Président Obama au Caire, beaucoup de mes lecteurs
arabes du Moyen-Orient ont réagi avec stupeur.
L'un d'entre eux a déclaré,
"Qui devons-nous croire, vous ou Obama?" - En particulier
quand Obama a dit que "l'Amérique et l'Islam se chevauchent
et partagent des principes communs de justice, de progrès de
tolérance et dignité pour tous les êtres humains."
Certes, à la lecture
des réactions à ce discours dans la presse arabe, il
est clair que de nombreux musulmans aujourd'hui aiment Obama.
Après tout, il leur a présenté un récit
qui confirme leurs théories de conspiration et leur statut
de victimes de l'Occident. Par conséquent, les médias
arabes expriment leur assurance que le discours va marquer le début
d'une "nouvelle position à l'égard de l'islam et
des musulmans, après des siècles d'agression et d'hostilité.»
(Al Ahram - Egypte-MEMRI)
Plus que tout, cela me rappelle une histoire de Nizar Qubbani, le
célèbre poète syrien. Son jeune fils qui était
médecin souffrait d'un grave problème cardiaque. Lorsque
Nizar questionna son fils sur son coeur, le fils dessina un cœur
rouge. Etant poète, le père interpréta le dessin
comme un signe de dynamisme et de bonne santé du coeur et eut
grand confort à croire à ce signe de guérison.
Après le décès de son fils, Nizar écrivit
un poème décrivant son coeur de père brisé.
Il estimait insupportable sa tristesse car il réalisait qu'il
avait mal interprété le dessin de son fils. De toute
évidence, le coeur rouge esquissé par le fils avait
pour but de ne laisser aucun espoir sur son coeur.
Le poète et le médecin
avaient des compréhensions totalement différentes, de
même il y a dichotomie entre la perception du Président
Obama et la mienne, sur le monde musulman.
La vérité est cependant, qu'il n'existe qu'une seule
réalité.
M. Obama est un homme politique
très astucieux. Toutefois, son discours a révélé
que son avis est indûment influencé par ses désirs
naïfs. Sa perception de l'islam et la réalité de
l'islam ont besoin d'être synchronisées. Je suis médecin
et une personne réaliste, qui a vécu et ressenti les
effets de ma culture arabe et de la religion islamique depuis l'enfance.
Le président a bercé
les musulmans : a fait l'éloge de leurs réalisations,
a compati à leurs doléances, et a présenté
ses excuses pour les injustices qui leur ont été faites
par des siècles de colonialisme - sans mentionner une seule
fois l'histoire violente du colonialisme arabe endémique. Il
a évité toute mention des principes du Djihad, ou de
l'idéologie politique islamique de suprématie sur les
non musulmans - des principes ancrés dans la charia. Ils sont
enseignés et appliqués ouvertement par Al-Azhar, l'université
qui l'a accueilli, et qui est le principal centre d'études
de la charia.
Obama a mis l'accent sur les
supposés mauvais traitements américains que les terroristes
ont subit et a présenté ses excuses pour les actes de
torture à Guantanamo, en oubliant de dire comment les régimes
islamiques sont brutaux envers leur propre peuple. Le président
a également renié les contributions importantes des
États-Unis aux musulmans, à la fois par le sacrifice
de la vie de ses soldats et par l'aide humanitaire partout dans le
monde et à travers l'histoire - en dépit des attaques
musulmanes contre l'Amérique et les Américains. En bref,
certaines parties de son discours résonnent comme celui d'un
nouveau messie pan-arabe venu annoncer au monde arabe le retour de
sa légitime domination du monde.
Le plus inquiétant a
été l'appel lancé par le président pour
défendre les musulmans contre les stéréotypes
négatifs. Un dangereux précédent est établi
lorsque la liberté de parole est réduite au silence
et que les critiques des idéologies sont interdites. Ceci,
encore une fois, est l'essence même des régimes totalitaires
cauchemardesques. Toute la beauté de la Constitution américaine
réside dans l'équilibre et la sagesse qu'elle comprend,
en distinguant entre ce qui doit être protégé
et défendu et ce qui doit être combattu et décrié.
Encourager des lois pour faire en sorte que la critique de l'islam
devienne une infraction punissable par la loi est inquiétant.
Depuis mon arrivée aux
États-Unis, j'ai bénéficié de la liberté
d'éduquer mes frères et soeurs arabes du Moyen-Orient,
qui aspirent à la vraie liberté - et j'ai obtenu des
succès. M. Obama appelle à remettre ces succès
en question au lieu de défendre la liberté.
Alors que le Président
se lance dans sa nouvelle tâche qui consiste à défendre
les musulmans contre les stéréotypes négatifs,
"cela veut-il dire en quelque sorte qu'il va entraver et saper
mon message? Ou, peut-être cela signifie qu'il va se joindre
aux efforts des 57 pays musulmans de l'Organisation de la Conférence
islamique, qui travaillent sans relâche pour promouvoir une
résolution des Nations Unies qui supprimera les voix dissidentes
contre l'islam ? Je suis convaincue que nous en viendront tous à
le regretter.
Obama couvre la grave situation dans le monde islamique par la flatterie,
à défaut d'encourager à la responsabilisation
de la rhétorique, des pratiques et des comportements qui alimentent
les stéréotypes. Je n'ai pas entendu le moindre appel
pour que le monde islamique s'ouvre à la diversité,
pour qu'il accepte les femmes comme des citoyens égaux avec
les mêmes droits et protections que les hommes. Je ne l'ai pas
entendu exhorter le monde musulman à accepter d'autres religions
et qu'elles puissent être pratiquées ouvertement dans
le monde islamique - où la pratique du christianisme, du judaïsme
et des autres religions peut coûter sa vie à tout individu.
Je n'ai pas entendu d'appel
à renoncer une fois pour toutes au racisme de la dhimmitude
- loi basée sur la charia qui dicte que les chrétiens
et les juifs sont [des citoyens] de qualité inférieure
et doivent être supprimés. Est-ce que ce sont "...
les principes de justice, de tolérance et de dignité
des êtres humains»?
En revanche, je vois mon peuple,
le cœur sanguinolant et je sais son besoin pressant de se corriger
et de s'examiner honnêtement pour des raisons de réparations
urgentes. Obama agite la carotte, mais passe sous silence les questionnements
impératifs qui bouillonnent sous la surface.
La réalité d'Obama fait de mon travail et de celui d'autres
qui prennent la parole contre l'intolérance de la doctrine
islamique encore plus difficile. Il sape notre mission par l'apaisement
des politiques abusives et xénophobes qui permettent à
des personnes dans le monde islamique d'asservir les autres, de contraindre
les autres à leurs croyances, et de poursuivre ces objectifs
avec sa bénédiction.
Le président a manqué
de se joindre aux personnes éprises de liberté, aux
arabes libérés comme moi. Il n'a pas réussi à
entraîner le monde musulman dans la modernisation et l'indispensable
réforme.
Au lieu de crier "La maison
est en feu." Obama sourit et nous dit comment la maison est belle
alors qu'elle brûle hors de tout contrôle et menace de
nous détruire.
Pour revenir à la question
que j'ai reçu par e-mail; "Qui devons-nous croire, vous
ou Obama?" J'ai répondu à mon lecteur marocain
qu'Obama est un homme politique qui souhaite utiliser les mots doux
et blanchir la réalité pour se rallier les musulmans.
Moi, en revanche je suis une
femme arabe pragmatique qui s'est échappée de la prison
de l'islam pour le monde libre, et qui consacre maintenant sa vie
à l'expression de points de vue libres et pour pousser à
une réelle réforme dans l'Islam. Il faut savoir choisir.
L'intolérance ne tolère jamais la liberté.
La politique américaine
sur les implantations israéliennes
Dore Gold
Le CAPE de Jerusalem, JCPA, 14 juin
2009
La focalisation de l'administration
Obama sur les implantations israéliennes soulève un
certain nombre de questions. Sont-elles vraiment une violation du
droit international ? Sont- elles une violation des accords de paix
et un obstacle à de nouveaux progrès dans les futures
négociations avec les Palestiniens ? L'administration américaine
n'envisage-t-elle pas le retrait complet d'Israël jusqu' aux
lignes d'avant juin 1967? Accepte-t-elle l'idée qu'Israël
conserverait une partie des territoires pour préserver des
frontières défendables ?
Plusieurs observateurs sont
surpris d'apprendre que les activités concernant les implantations
n'ont pas été définies comme une violation des
Accords d'Oslo signés en 1993 ou des accords appliqués
ultérieurement. Si les Etats-Unis cherchent actuellement de
limiter les activités des implantations israéliennes,
ils essayent essentiellement d'obtenir des concessions israéliennes
supplémentaires qui n'ont pas été requises formellement
selon les obligations juridiques israéliennes dans le cadre
des Accords d'Oslo.
Le vice Conseiller du Président
Bush à la Sécurité nationale, Elliot Abrams,
a écrit dans le Washington Post du 8 avril 2009, que les Etats-Unis
et Israël ont négocié des lignes directives spécifiques
sur les implantations, dans lesquelles « les actes d'implantations
pourront réduire le territoire de la future entité palestinienne
». Si les Etats-Unis sont préoccupés par l'hypothèse
qu'Israël pourrait réduire le territoire que les Palestiniens
obtiendront dans l'avenir, alors l'équipe Obama pourra suivre
les lignes directives de l'administration Bush et du gouvernement
Sharon.
La superficie occupée
par des agglomérations dans l'ensemble des implantations en
Cisjordanie est estimé à 1.7% du territoire ; donc,
l'augmentation marginale du territoire qui pourrait être affectée
par la croissance naturelle est infime. En outre, depuis le retrait
unilatéral de la bande de Gaza et le départ forcé
de 9000 résidents israéliens en août 2005, la
présence de résidents dans des implantations rejette
l'argument selon lequel il ne sera pas possible d'aboutir à
un compromis territorial.
Les Etats-Unis et Israël doivent parvenir à une nouvelle
compréhension sur la question des implantations. Juridiquement
et diplomatiquement, les implantations ne représentent pas
une pierre d'achoppement qui justifierait de mettre en péril
les relations israélo-américaines. Il se peut que la
tension actuelle ne soit pas liée directement aux implantations,
mais plutôt sur l'extension d'un retrait éventuel israélien
de la Cisjordanie que l'administration Obama envisagerait.
Le 1er juin 2009, le porte parole
du Département d'Etat, Robert Wood, a refusé de répondre
aux questions, longuement rabâchées, à savoir:
l'administration Obama est-elle liée juridiquement par la lettre
du président Bush, adressée le 14 avril 2004, à
Ariel Sharon et qui concerne les frontières défendables
et les grands blocs d'implantations. Il aurait été préférable
d'obtenir des éclaircissements préalables sur ce point,
plutôt que dépenser inutilement nos énergies sur
une question qui ne peut être la véritable source de
divergences.
Dans son discours du Caire,
prononcé le 4 juin 2009, le Président Barack Obama a
concentré les efforts de la politique américaine sur
les pratiques de construction en Cisjordanie et a critiqué
sévèrement cette politique : « Les Etats-Unis
n'acceptent pas la légitimité de maintien des implantations
israéliennes. Cette construction viole les précédents
accords et sape les efforts déployés pour parvenir à
la paix. Il est temps que ces implantations cessent».
La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a été
plus explicite lorsque le 27 mai 2009, elle déclare : «
le président Obama veut voir un arrêt de tous les implantations
et les avant- postes mais aussi leur croissance naturelle »
Les implantations israéliennes
existent dans les territoires occupés depuis 1967, elles ont
été créées après la guerre des
Six Jours, il y plus de quarante deux ans. Elles ont débuté
comme des avants postes militaires et agricoles et étaient
situées, pour la plupart d'entre elles, dans des zones stratégiquement
importantes de la Cisjordanie. En dépit du fait que les Etats-Unis
n'ont jamais soutenu l'entreprise des implantations, la réaction
américaine a varié intensivement, et au fil des ans,
elle dépendait de l'ensemble des relations bilatérales.
Pour exemple, en 1979, l'administration
Carter s'était abstenue au Conseil de sécurité
de l'ONU, et à maintes reprises, lorsque de projets de résolutions
ont été soumis au vote, elle a refusé de condamner
l'activité des implantations israéliennes. En revanche,
en mars 1980, l'administration Carter a décidé initialement
d'appuyer la Résolution 465 qui appelait à un «
démantèlement » de toutes les implantations, mais
plus tard, elle est revenue sur sa position.
Cette réponse ambiguë
et changeante découle également de la politique américaine
sur un certain nombre de questions:
- Les implantations israéliennes
sont-elles une violation au droit international?
- Les implantations israéliennes sont-elles une violation des
accords bilatéraux conclus entre Israël et ses voisins
arabes et représentent-elles un obstacle à des nouveaux
progrès dans les futures négociations de paix ?
- Dans quelle mesure l'administration américaine doit envisager
le retrait complet d'Israël aux lignes de 1967 ou doit-elle accepter
l'idée qu''Israël devrait conserver une partie des territoires
pour se doter de frontières défendables et conserver
ses besoins sécuritaires?
Durant de longues années,
Washington s'est opposée aux implantations parce qu'il semblait
que ces mesures étaient unilatérales et présenteraient
des préjugés aux futures négociations. Bien que
toutes les administrations se soient opposées aux activités
des implantations pour des raisons politiques, les Etats-Unis ont
estimé qu'il était approprié de se servir de
l'ONU pour faire pression sur Israël. Les divergences israélo-arabes
de cette nature devraient donc être réglées bilatéralement
entre les parties elles-mêmes.
Avant d'aborder la question
spécifique des implantations, il est instructif de rappeler
que la présence d'Israël en Cisjordanie a créé
un nombre de dilemmes juridiques. Israël a pris le contrôle
de la Cisjordanie lors d'une guerre de légitime défense,
de sorte que le Conseil de Sécurité de l'ONU n'a pas
exigé d'Israël de se retirer de tous les territoires qu'il
a occupés, comme le souligne la résolution 242 du 22
Novembre 1967. La Cisjordanie a été de 1949 à
1967 occupée par le royaume hachémite de Jordanie. La
souveraineté sur ce territoire est contestée par toute
la communauté internationale qui a refusé de le reconnaître
- à l'exception de la Grande Bretagne et du Pakistan.
Avant la signature d'armistice
de1949, le document juridique pour les droits de l'homme en Cisjordanie
était appliqué selon le mandat de la Palestine de 1922,
qui a reconnu les droits juridiques des Juifs.
Des officiels américains
sont conscients de ces considérations. Eugene Rostov, un ancien
doyen de Yale Law School, et qui a été également
sous Secrétaire d'Etat, pendant la période du président
Johnson, a écrit quelques années plus tard, qu' «
Israël a un droit indéniable d'établir des implantations
en Cisjordanie » Il a affirmé que les revendications
d'Israël sur ce territoire étaient « aussi bonnes
que celles de la Jordanie. » Le 29 juillet 1977, le Secrétaire
d'Etat Cyrus Vans a déclaré que « le droit juridique
sur la Cisjordanie est une question ouverte. »
L'administration Johnson a critiqué
les implantations israéliennes mais n'a pas caractérisé
celles-ci comme illégales. Un tournant est intervenu durant
l'administration Carter, lorsque le conseiller juridique du Département
d'Etat, Herbert Hansell, a exprimé son point de vue en affirmant
que les implantations ont violé le droit international. Mais
tous les successeurs de Carter n'ont pas infirmé cette opinion.
Ainsi, le Président Ronald Reagan a déclaré le
2 février 1981, que les implantations « ne sont pas illégales
» tout en critiquant leurs objectifs.
La question de la légalité
des implantations provient de la façon dont différentes
autorités judiciaires interprètent l'applicabilité
de la quatrième convention de Genève de 1949 relative
aux civils en temps de guerre. L'article 49 de la convention interdit
clairement «le transfert forcé de masse » de personnes
protégées hors du territoire occupé. L'article
affirme aussi que « la puissance occupante ne peut déporter
ou transférer une partie de la population civile du territoire
qu'elle occupe. » Des interprétations américaines
maintiennent que cet article se réfère aux déportations
forcées qui ont été pratiquées par les
Nazis et non pas aux implantations israéliennes. Pendant l'administration
Bush l'ambassadeur des Etats-Unis à Genève Morris Abram,
ancien membre de la délégation américaine au
procès de Nuremberg et donc familier avec les intentions juridiques
de la quatrième convention de Genève, a déclaré
le 1er février 1990 que l'article 49 s'applique aux transferts
forcés et ne concerne pas les implantations israéliennes.
Le problème des implantations
est devenu prioritaire avec la publication le 4 mai 2001, du rapport
de la commission dirigée par le sénateur George Mitchell.
Ce rapport a appelé à la reprise des négociations
suite à la Deuxième Intifada et a recommandé
que dans le cadre des mesures de confiance prises par les parties
; « Israël devrait geler toutes les implantations y compris
la croissance naturelle des implantations existantes. » L'administration
Bush a adopté le rapport Mitchell et a posé la question
des implantations au centre des discussions israélo américaines.
Sur cette question délicate,
le gouvernement Sharon a proposé une formule selon laquelle
Israël pourra continuer à construire dans les implantations
existantes, mais seulement à l'intérieur de chaque implantation.
Ainsi, Israël pourrait répondre au besoin de croissance
naturelle sans exproprier de nouvelles terres.
Dans la Feuille de route 2003,
l'administration Bush a décidé d'inclure le rapport
Mitchell concernant le gel des implantations et le problème
de la croissance naturelle. Dov Weisglass, le conseiller de Sharon
sur la question des implantations, a affirmé dans le Yediot
Aharonot du 2 juin 2009, qu'Israël est parvenu à un accord
avec les Etats-Unis et les deux parties ont conclu :
1. Plus de construction de
nouvelles implantations.
2. Aucune terre palestinienne ne serait expropriée ou autrement
saisie dans le but de colonisation.
3. La construction dans les implantations serait limitée à
« la ligne de construction existante. »
4. Les fonds publics ne seraient pas destinés pour encourager
les implantations.
Dov Weisglass a confirmé
cet accord par une lettre adressée le 18 avril 2004 à
madame Condoleeza Rice, alors conseillère du président
Bush à la Sécurité nationale. Il a indiqué
également que le gouvernement Sharon allait démanteler
les avant-postes "non autorisés" qui ont été
construits à l'initiative locale sans approbation officielle
du gouvernement israélien.
Toutefois, l'administration
Bush et le gouvernement Sharon n'ont jamais mis ces compréhensions
par écrit, ce qui a permis à l'administration Obama
de s'interroger sur leur existence et leur validité, même
si de tels engagements ont été pris. Ainsi, la Secrétaire
d'Etat, Hillary Clinton, a déclaré le 7 juin 2009 au
cours d'une émission de la chaîne ABC : « eh bien,
c'était un accord qui a été conclu, pour autant
que je sache oralement. Cela n'a jamais fait partie du compte rendu
officiel des négociations et on ne trouve aucune trace écrite."
»
L'administration Obama devrait aussi clarifier sa position sur la
lettre du président Bush adressée le 14 avril 2004 à
Ariel Sharon et qui concerne les frontières défendables
et les blocs d'implantations. Cette lettre a été ratifiée
par le Sénat des Etats-Unis et la Chambre des représentants,
le Congrès, le 23-24 juin 2004.
Il est souhaitable d'obtenir
de l'administration Obama une clarification sur ce point important
pour éviter inutilement d'envenimer les bonnes relations existantes
entre les deux pays amis.